
Ecrite par Eric Peyron, et dessinée par Stéphane Degardin, Séréna est une série dérivée de Rage. Ce premier numéro compilait les premiers chapitres prépubliés dans Worlds of Rage.
Séréna, jeune prêtresse d’Axliom, Dieu de la Nature et des Plantes, a été envoyée par son temple en mission secrète. Au cours de son périple dans la forêt arthkanienne environnant le village de Trall, Séréna va devoir faire face à de nombreux dangers.
Mais est-cevraiment toute l’histoire ? Qui est-elle réellement, quelle est sa mission, et pourquoi y a-t-il tant de prêtresses d’Axliom voyageant dans la région sous le nom Séréna ?!
Découvrez des héros d’un nouveau genre dans cette nouvelle série écrite par Eric Peyron et dessinée par Stéphane Degardin.
Comme Arcanes, cette série a une origine intéressante : il y a quelques années, j’ai dû suivre quelques cours de dessins à l’Atelier Parrallèle de Julien Parra, pour apprendre à faire des dédicaces de meilleure qualité en festival (je ne suis que scénariste, mais il faut que mes dédicaces soient au moins potables). Comme Julien est également à l’origine de la création du fanzine Ganache, il m’a demandé si je pouvais créer deux histoires de Rage pour le numéro 3, et j’ai dit OK, tant que je détiens les droits sur le scénario (puisque l’histoire devait se passer dans l’univers partagé de Rage. Au lieu d’écrire deux histoires avec Rage en personnage principal, j’ai imaginé une histoire en deux parties dont les personnages se retrouveraient dans le deuxième numéro de la série Rage. Ces deux premiers chapitres de Séréna ont été dessinés par des élèves de l’Atelier Parrallèle, et publiés dans Ganache 3. Puis, Ganache a cessé de paraître, de mon côté, j’ai poursuivi l’histoire dans ma tête, et j’ai eu tellement d’idées qu’il fallait que j’en fasse une nouvelle série. J’ai donc envoyé le scénario de ces deux premiers chapitres à Stéphane Degardin pour qu’il les adapte à sa sauce, et on était parti pour toute une série !
Mais je ne voulais pas que Séréna ne soit qu’une simple série dérivée de Rage. J’avais envie de créer tout un univers pour la série, lui donner une identité, particulièrement parce que tout le sujet de l’histoire que j’avais à l’esprit, c’était l’Identité. J’avais déjà le thème en tête, même si ça ne se voit pas dans les deux premiers chapitres : vous vous souvenez de ces vieilles histoires d’espions dans un train avec de fausses identités, un seul d’entre eux transportant les bons microfilms, et tous les autres étant des leurres ? Hé bien c’est ce genre d’histoire que j’avais envie de raconter. Sauf que cette fois, les héros sont les leurres, ils ne sont au courant de rien, et ne sont définitivement pas taillés pour de genre d’aventure !
Dans le même état d’esprit, j’ai créé toute une bible pour vous présenter tous les leurres. Et comme j’avais également besoin de donner à ce livre sa propre identité, il a été entièrement écrit à la première personne par l’une d’entre elles (Sœur Olivia. Vous allez l’adorer), et ce livre aussi a un thème : vous vous souvenez de cette scène récurrente dans les séries TV de la jeune maman qui se fait agresser et qui commence à débiter à son agresseur son nom, son prénom, les prénoms de chacun de ses enfants, de son chien, de son hamster, et qui donne l’impression qu’on va tous s’assoir dans un coin pour consulter son album de famille « Alors là, ce sont nos vacances à Courchevel et mamie était encore des nôtres, et là on était à Fréjus et il a fait super chaud » ? Je crois que c’est un truc de psy pour générer de l’empathie chez l’agresseur…
Hé bien j’ai écrit ce livre dans cette optique. J’avais envie de vous présenter les leurres en premier lieu, et peut-être de vous faire ressentir quelque chose pour les personnages, même si certains de ces personnages sont déjà morts au début de l’histoire. Particulièrement parce que certains d’entre eux sont déjà morts. Alors oui, vous allez effectivement vous taper tout l’album de famille.
Donc, il y a ce livre aussi. Il s’intitule Le Temple des perles, il a été publié en 2024 en même temps que la première compilation imprimée de Séréna, et il s’agit de loin du livre le plus étrange et barré que j’aie jamais écrit ! Il est par ici. Vous m’en direz des nouvelles !
À propos d’Amazon
Au bout de 11 chapitres que nous avions quand même créé au ralenti avec Stéphane, j’étais enfin prêt à créer une série de compilations ! Comme la série Rage Compilation, la série Séréna devait être disponible exclusivement en versions imprimée sur Amazon et numérique sur Kindle. S’agissant d’une exclusivité Amazon, cette série était également inscrite sur KDP Select, ce qui signifie que tous les abonnés Kindle pouvaient la lire gratuitement. Et bien entendu, ce premier numéro bénéficiait d’une magnifique couverture de Stéphane Degardin !
Et puis un jour, Amazon a tout simplement décidé de clôturer mon compte.
Après une publication de mes livres sur Amazon Createspace, puis sur Amazon Kindle pendant une quinzaine d’années, mon Compte Auteur Kindle a été supprimé en janvier 2026, ainsi que tous mes livres, avec interdiction de créer un nouveau compte en raison d’activités sur mon compte visant à manipuler les services Kindle, d’une violation des règles relatives au contenu survenue sur son compte, et d’une violation des Conditions générales.
Quand j’ai demandé des explications, il m’a été répondu que conformément à la politique de Kindle, le support client se réservait le droit de ne pas divulguer d’informations qu’il considère comme des données sensibles.
Tous mes livres ont donc été littéralement censurés par Amazon sans aucune explication précise.
Après investigation, j’ai pu constater que ce genre de suppression de compte à la sauvage est arrivé à beaucoup d’auto-éditeurs. Certains ont retrouvé leurs comptes à force de faire appel, et d’autres non. Quelques uns font appel aux services d’avocats spécialisés dans les suppressions de compte (apparemment il y en a, parce qu’il y a un marché) et dépensent une somme que j’estime trop élevée pour récupérer leurs comptes (et je ne suis même pas certain qu’il ne s’agisse pas d’une somme de départ). D’autres font finalement appel aux services d’un agrégateur qui va généralement exiger de gérer aussi tous ses autres comptes pour lui, ce qui revient à mettre tous ses œufs dans le même panier, et contribue à rendre les éditeurs indépendants de plus en plus… dépendants. Et malgré la perte financière évidente, je tiens à mon indépendance (même si elle reste très relative, puisque je dépend à l’évidence des caprices et des bugs des supports techniques de mes différents comptes).
Je m’occupe donc des relances moi-même, et je ne m’attends pas à récupérer mon compte dans l’immédiat.
Tout ça pour dire que… la série Séréna, s’arrête au premier numéro ! Je prévois d’imprimer une nouvelle édition contenant encore plus de chapitres. En attendant, les aventures de Séréna se poursuivent dans la série d’anthologie Worlds of Rage !